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KENYA SAFARI PHOTO :Témoignage |
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Récit de voyage de Françoise Pairault, safari au Kenya au cours de l'été 2005 C'est moi que Rashid et Danièle venaient attendre à Nairobi. Oui, je sais, j'étais une touriste, anonyme, qu'un guide vient récupérer. Mais le simple fait de bifurquer dans ce hall d'aéroport et ne plus avoir à suivre le flot des passagers montant tous dans le même car, allant tous dans le même hôtel, m'a redonné mon individualité. Je venais, moi, seule, à la rencontre du berceau du monde, de paysages connus et décrits par d'autres, montrés et vus par d'autres yeux que les miens. Et deux sourires m'accueillaient et me souhaitaient la bienvenue. A peine descendue d'avion, les bagages chargés dans le mini-bus, une poignée de main donnée à Khan, le cuisinier et à Charles, notre chauffeur et je quittais Nairobi vers Nakuru et son lac. Il faisait encore nuit mais déjà une intense activité régnait dans les faubourgs de la ville et j'ai aperçu ce peuple qui marche ou qui attend. A partir de ce moment là, tout a été découverte faite d'images, de couleurs, d'odeurs, de sons, d'impressions fortes, d'étonnements, d'émerveillements. Comment rendre compte de cette multitude de sensations ?
Ce lion tirant une carcasse, passant devant nous sans nous regarder, si près qu'il aurait été possible de le caresser; La chasse de ces deux guépards à Amboseli, pistant zèbres et gnous ... la solidarité et le courage de ces derniers cernant un des guépards pour le contraindre à s'éloigner du troupeau; Cette girafe au regard doux traversant sereinement la piste rouge de Tsavo ....
Et comment dire la beauté de ces paysages, l'immensité, le bruit du vent dans les herbes de la savane, cette impression d'assister à une nouvelle création du monde... Pendant la durée de ce safari, toute l'organisation a été calmement mais efficacement menée. La gentillesse de Rashid, sa compétence, sa patience et sa disponibilité ne se sont pas un seul moment démenties. Charles, le chauffeur, a conduit avec dextérité, s'excusant parfois pour un cahot plus violent que les autres, sur ces pistes et routes défoncées.
Tous les campings sont équipés de douches, et quelles douches ! A Maasai Mara, j'ai découvert l'ingénieux système de gros bidon sous lequel un feu est entretenu en permanence afin d'obtenir de l'eau chaude. Les journées commencaient souvent vers 6h du matin : le temps d'avaler un thé ou un café et nous partions sillonner le parc à la recherche des animaux. Nous revenions prendre un solide et délicieux petit déjeuner. Ou bien nous partions un peu plus tardivement et prenions un pique nique à midi. Le soir, la nuit tombant très tôt et les campings n'étant pas équipés d'électricité, le repas était pris dans la lumière intime des lampes à pétrole et chacun regagnait sa tente assez tôt. Il y a eu également les journées de transfert d'une réserve à l'autre qui permettaient de voir encore des paysages, d'apercevoir la vie des villages traversés, de déambuler dans les marchés, de prendre un repas dans un restaurant local. Ce fut un beau voyage. Je reviendrai, j'espère, dans ce pays. Mais comment lui rendre autant qu'il m'a donné ?
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