KENYA SAFARI PHOTO :Témoignage  
Paysage typique du parc national Tsavo
   

Un voyage au Kenya avec Rashid

 

Extrait du recit de voyage au Kenya du 17 septembre au 4 octobre  2006 de  Martine Vaudevire-Dessailly

Lundi 18 septembre 6h du matin, Nairobi apparaît dans ses lumières. Nous récupérons nos bagages.
Le passage en douane pour le visa est expédié en un éclair, pas de formalités, un tampon, une signature... Bonjour le Kenya.
Le guide n'est pas encore la pour nous accueillir, patience, pole-pole.
Philippe fait 2 fois le tour du hall. Une multitude de panonceaux avec des noms, mais pas le notre.
Enfin, ça y est, Mr Omar nous accueille, tranquille, no stress, Philippe retrouve le sourire, c'est parti pour l'aventure.
Rapide passage dans Nairobi pour prendre un petit-déj, faire du change et prendre le cuistot.
Nous longeons la vallée du rift par la route n°8, vers le lac Nakuru. Première pause sur un point de vue embrassant la vallée et premier marchandage avec les autochtones. Très difficile pour Philippe, il a horreur de discuter les prix.
De plus, nous n'avons pas encore les conversions shilling-euro-dollar en tête et sentons l'arnaque arriver. Bilan : 4 petites sculptures en pierre à savon pour 10 dollars et un stylo.
La conduite est très sportive et Charles le chauffeur pratique avec aisance et agilité. La conduite à gauche est pour nous un cauchemar et les ornières sont savamment disposées sur la route de sorte que nous sautons allègrement sur nos fesses. Pause déjeuner, salade, bacon, fruits et c'est reparti.
15h : nous arrivons au campement du lac Nakuru. Rapide installation et montage de la tente pour la nuit ; pas question de la monter dans le noir après notre premier safari. Nous partons vers 16h pour la réserve du lac Nakuru. Le lac est alcalin et attire bon nombre d'oiseaux dont des flamands roses. Des rhinocéros à 20m, j'ai mal à l'estomac tellement l'émotion est vive. Ça mitraille de tous les cotés. Nous passons 1h _ dans cette réserve « petite » mais non moins intéressante.
18h: retour au camp. Nous nous attablons autour d'un repas que nous a mijoté Samuel (poulet, riz, petits légumes, banane) A 21h, dodo, les chiens montent la garde, l'un tente de rentrer dans la tente pour plus de sécurité. Nuit un peu en pointillé mais c'est les vacances.

Mardi 19 septembre 5h15, notre équipe s'éveille, ça tchatche à tout va.
6h, sous la douche fraiche, ça réveille. Samuel est déjà aux fourneaux : petites saucisses, crêpes, pain grillé, céréales, banane. Un bon petit-déj pour commencer une bonne journée. Charles essaye de démarrer la voiture qui ne veut rien savoir, batterie à plat, il va falloir pousser et ne pas caler par la suite.
7h la tente est repliée, les bagages sont dans la voiture. Nous reprenons la route pour le lac Naivasha. La découverte de la faune du lac se fait en barque.
D'énormes hippopotames se prélassent au soleil. Hérons, oies d'Egypte, martin pêcheur, aigrettes, cormorans africains, aigles pêcheurs nous sont présentés par un ranger. Le soleil nous brule la peau ; chapeau, lunettes, vêtements couvrants sont de rigueur, nous sommes sur l'équateur. Omar nous fait partager avec le guide toutes ses richesses protégées. De retour sur la terre ferme, nous prenons un rafraichissement à l'ombre d'un acacia à tronc jaune en attendant le retour de Charles parti changer la batterie.
C'est reparti sur les routes et les pistes en direction du pays masaï. Nous avons 140km à parcourir. Les routes sont défoncées par une multitude de camion porte-container. Ils chargent au port de Mombasa et traversent l'Afrique d'est en ouest jusqu'au Ghana. Le trafic est dense, des nids de poules, des cratères constellent la route. Notre chauffeur vient d'être nommé officiellement « King of the road » ; c'est un expert en la matière. Nous faisons une halte à Narok, c'est la capitale administrative du pays masaï. Samuel nous prépare comme d'habitude un piquenique royal. Il m'a même préparé du fromage râpé (type hollande) et un petit Nescafé pour terminer le repas. Nous avons fait le plus simple, maintenant, il nous reste 90 km de piste pour arriver dans le village masaï que nous visiterons demain à notre retour du Masaï Mara.
Arrivée à 18h30 au village, il fait noir, le chef du village nous fait la visite du camp. Nous sommes avec d'autres personnes (allemands, anglais et quelques accents inconnus), une quinzaine environ. Les cuisiniers s'activent déjà. Nous prenons la direction des douches. Surprise, l'eau est chaude. Un simple feu de bois sous un tonneau suffit,. pas bête. Le moment est agréable car nous avons avalé pas mal de poussière cet après-midi. Le repas nous réuni autour de la table, c'est bon comme d'habitude. Tous les cuistots ont mis leurs provisions en commun afin de faciliter la tache. Le camp est éclairé par un groupe électrogène. C'est pratique.
Couvre feu à 22h30, chacun regagne sa tente. C'est confortable, il y a un matelas. Le temps de se caler et la nuit sera réparatrice.

Mercredi 20 septembre 6h : déjà quelques voitures sont parties. J'ai oublié de dire qu'hier soir nous entendions rugir un animal. Lequel ? Nous nous dirigeons vers l'entrée du camp après le petit-déj (omelette-saucisse) pour y passer la journée à la découverte des animaux. Les chauffeurs sont en contact radio et s'échangent des tuyaux sur la position des animaux. Nous apercevons le roi des animaux et sa femelle derrière des buissons. Nous patientons, rien ne bouge. Charles décide de faire le tour en espérant qu'on les verra mieux. Après quelques mètres, surprise, le couple est là, tranquille, au soleil du matin. Ils nous observent. Moi, j'ai l'estomac qui se resserre. Emotion. Ils sont là, paisibles, impassibles, no stress. La femelle se relève, attirant son mâle dans le buisson et là, crac-crac. Le roi est un rapide, moins de 15 secondes montre en main, à peine le temps de déclencher l'appareil.
Sur le bord de la piste, des arbres à saucisson. Les masaïs utilisent le fruit pour en faire un alcool au gout amer bu lors des cérémonies. Des girafes, des éléphants, des gnous, des lions, des mangoustes. des vautours et des marabouts se délectent d'un cadavre de zèbre. L'odeur de charogne est écourante mais ne leur coupe pas l'appétit. Une girafe joue à cache-cache derrière un acacia, on se retrouve les yeux dans les yeux. Au détour d'un virage, nous sommes nez à nez avec des éléphants, les 2 cotés s'observent. C'est une véritable arche de Noé et nous sommes dedans. Ça n'est pas un reportage à la télé, ou une carte postale, nous sommes dans Ushuaia à la place de Nicolas Hulot. En route vers la rivière Mara qui fait frontière naturelle avec la Tanzanie. Nous apprenons par un ranger qu'un troupeau de gnou de quelques milliers de têtes a traversé la rivière ce matin vers 5h. Dommage, nous avons loupé ça de peu. Nous suivons le ranger à la découverte des hippopotames qui prennent le soleil. Quelques gnous noyés le matin même dérivent, des crocos digèrent.
Nous reprenons la route. Charles nous fait découvrir la savane sur des pistes accidentées. Il maîtrise parfaitement les passages difficiles et mérite son surnom « The King ».
17h : retour au camp pour la visite du village masaï. Présentation avec Daniel et le chef du village. Il nous invite à découvrir son mode de vie, le troupeau de vaches, sa maison spartiate, leur culture, leurs traditions, l'éducation des enfants, leur alimentation.les enfants vont à l'école habillés d'un uniforme de type anglais héritage de leur ancien colonisateur. Ils sont circoncis/excisées vers 14 ans et peuvent se marier. Les masaïs sont polygames. A 15 ans certains poursuivrons dans le secondaire, d'autres respecterons la tradition en étant Morane pendant 3 ans. A l'issue, ils seront adultes après avoir tué le lion à l'aide d'une lance et d'un couteau. C'est la seule voie pour devenir chef de village. Il nous montre un arbuste nommé M'sasa ; l'arbre à papier de verre.
Les feuilles abrasives leur servent à polir les objets en bois et à se faire les ongles. Quelques hommes dansent dans l'enclos à bestiaux au centre du village et participent à un concours de saut. Ils nous montrent comment faire du feu en frottant un morceau de bois dur sur du bois tendre. La situation est surréaliste, ils sont restés à l'âge de fer mais possèdent un portable. La visite du village est terminée et nous rejoignons une sorte de place faisant office de marché ou sont exposés masques, sculptures bracelets.quelques femmes dansent. C'est reparti pour le marchandage. Nous sommes libres de sélectionner ce que l'on veut sur les différents étals pour négocier un prix de gros à la fin. Phil n'aime pas ça mais se prend au jeu. Le chef essaye de lui troquer sa dent de lion montée en pendentif. Rien à troquer à part des cahiers pour les enfants qui n'intéressent pas le chef. Après accord sur le prix, nous leur remettons des fournitures scolaires pour l'école. Les enfants sont friands de bonbons ; ne surtout pas oublier.
19h, retour au camp des images plein la tête. Samuel et ses confrères nous ont préparés des spaghettis à la bolognaise. C'est délicieux. Pas trop envie de parler, trop d'émotion vécues dans la journée.
21H, dodo après avoir préparé les sacs pour demain. Réveil prévu à 6h.

Jeudi 21 septembre 6h, certains groupes sont déjà partis en safari. Nous reprenons la route vers Amboseli. 500 km de piste nous attendent. Sur la route, les arrêts-pipi coïncident avec des supermarchés de produits artisanaux. Nous restons dehors ; tous les blancs ne sont pas milliardaires.
Passage par Nairobi, la capitale avec pause dans un petit resto. Le cadre est agréable. Pendant que nous nous restaurons, Charles est parti nous réserver un hôtel pour la dernière nuit avant notre retour.
15h, nous reprenons la route vers Namanga, l'étape de ce soir avant Amboseli.
Ça bouchonne. Nous achetons des fruits de la passion à des vendeurs à la sauvette à un feu. La route est facile mais Charles est fatigué. Nous arrivons vers 19h devant une propriété privée fleurie et arborée. Nous pensions camper, c'est une chambre d'hôte qui nous attend. Il y a quand même une boutique de produits artisanaux. Il n'y a pas d'électricité, nous avons croisé les agents EDF locaux en action cet après-midi mais il y a un groupe électrogène. Un peu de lumière pour prendre la douche, c'est bien mais l'eau est froide. Nous dormons dans un lit avec une moustiquaire mais il est trop petit pour 2.
Philippe dort sur un tapis dans un sac de couchage.

Vendredi 22 septembre  Nous somme réveillés par les chiens et les oiseaux vers 6h. Nous faisons en attendant le petit-déj le tour du propriétaire. Ça sent la panne de réveil. Les employés du lodge s'activent en cuisine sans précipitation. Chacun son rythme. Samuel nous a préparé des omelettes aux légumes délicieuses.
9h, c'est reparti. Le minibus a des problèmes. Le train avant a souffert de la piste des jours précédents et nous impose un arrêt pour réparation à la frontière tanzanienne. Nous sortons l'appareil photo pour immortaliser l'instant mais les douaniers nous interdisent toute photo. Blackout total sans raisons apparentes. En attendant, nous flânons avec Omar. Des échoppes bordent la route. Des vendeurs ambulants nous assaillent comme des mouches sur pot de miel. « Visite » du bureau de poste local. Le chef nous donne le choix entre différents timbres, nous prenons des fruits. Après avoir donné quelques bonbons aux enfants, nous passons à l'ombre sous une tonnelle pour prendre une boisson.
Quelques temps plus tard nous voyons passer Charles au volant du minibus.
Séance d'essai avant de repartir.
11h, nous reprenons la piste vers Amboseli. Que de la tôle ondulée. Le lac Amboseli est à sec. C'est une étendue aride qui s'étend à perte de vue. Après quelques kilomètres, une mince bande de verdure se profile à l'horizon. Et là, surprise, des lions et leurs femelles se reposent sans doute pour la digestion.
Des zèbres tentent de s'approcher de l'eau mais une lionne se charge de le repousser à distance raisonnable. A l'arrière plan un troupeau d'une trentaine d'éléphants se rapproche du point d'eau. Un peu plus loin encore, on devine le Kilimandjaro. C'est superbe. Nous immortalisons l'instant sur pellicule et restons silencieux pour s'imprégner du moment. Chemin faisant, nous avançons vers le campement. Il est géré par des masaïs. Des tentes sont disposées autour de l'espace cuisine ou Samuel nous concocte un menu italien. Les masaïs ont bien organisés le camp. Douche et toilette en pierre apportent un peu de confort. En fin d'après midi nous partons en safari. Des photos plein les appareils, des images plein les yeux, des scènes de vie sans pareil. Nous passons un après midi riche en émotion mais hélas les félins restent cachés.
19h, retour au camp. Les « cooks » s'affairent. D'autres voyageurs partagent le camp (Hollande et Autriche entre autres). Le vent nous envahit sans prévenir avec le froid nous forçant à nous réfugier sous la tente. Samuel nous quitte demain. Une petite bafouille jointe à son pourboire l'accompagne. La nuit n'est pas trop mouvementée. Nous sommes dans le parc et les animaux ne sont pas loin.

Samedi 23 septembre 5h40, le camp s'éveille. Les « cooks » sont déjà en action. Le breakfast est complet : oufs au plat, saucisses grillées, crêpes sont les bienvenus car une longue piste de latérite de 300 km nous attend avec sont lot de poussière. Le voyage est éprouvant pour l'organisme et la voiture. Nous roulons plein est vers Tsavo, la dernière réserve au programme. Nous nous rapprochons de la côte et la température augmente. La poussière est plus fine et colle sur la sueur.
Enfin nous arrivons sur Tsavo est, la plus grande réserve. Nous logeons dans un lodge fleuri, ombragé . et sans poussière. Dans la chambre, 2 grands lits nous attendent, lequel choisir. Nous avons le temps de prendre une douche bien méritée avant la pause déjeuner. Le temps presse, il est déjà 15h et on repart à 16h pour notre dernier safari. Cette fin de journée n'est pas trop chaude, il y a un peu de vent. Nous attendons à l'entrée du parc pour des formalités qui durent. Le temps passe, la réserve ferme à 18h et il est passé 16h30. La lumière de fin de journée si précieuse pour les photos va nous manquer. Enfin nous entrons dans le parc. La végétation est différente d'Amboseli. Ici, elle est verdoyante avec des buissons d'épineux. Nous sommes dans une vallée au pied des monts Taita ou les pluies sont plus abondantes. Nous apercevons au loin des éléphants « rouges ». Ils font la renommée de la réserve en s'aspergeant de poussière. Le défit du jour est de trouver des félins et en particulier un léopard. Le dernier qui manque à notre tableau de chasse. Charles est à l'affut de toute info sur la CB. En attendant, nous rencontrons des lionnes se prélassant au soleil, ignorant notre présence. Le spectacle est grandiose.
Elles ont le même comportement que Choupette la chatte de la maison ; elles sont juste 100 fois plus grosses. Nous parcourons tranquillement le parc, des buffles pâturent, des dik-diks, les plus petites gazelles broutent. Soudain, la radio grésille, une info en swahili ébranle la voiture. Charles tombe deux rapports avant de faire un demi-tour express. D'autres voitures font de même.
Omar nous apprend qu'un félin a été aperçu à proximité. L'excitation nous gagne, plus question de pole-pole, quickly-quickly Charles qui nous répond que la vitesse est limitée et que des gardes patrouillent. En fait, toutes les voitures mènent un train d'enfer. Quelques unes sont déjà sur place. Après avoir cherché un instant, nous apercevons un léopard étendu sur une branche.
L'arbre est isolé et à environ 300m. Le téléobjectif de 200mm a atteint sa limite, il faut les jumelles pour distinguer nettement l'élégance de sa robe.
Il se prélasse sur son promontoire indifférent au aller et venues des voitures. Charles et Omar sont également très excités, ça fait plusieurs mois qu'ils n'ont pas vus de léopard. Le but est atteint, ils ont pu nous montrer les Big Five. Après ce moment d'euphorie, nous reprenons la piste. Charles sillonne d'autres chemins. Des gazelles-girafe nous offrent des poses de top-modèles. Génial avec le soleil couchant sur le coté. Rien que 12 photos sur elles. Le soleil décline de plus en plus, c'est la fin de notre dernier safari.
Nous rentrons satisfaits au lodge, l'agacement à l'entrée du parc s'est dissipé. Nous sommes tous fatigués par cette journée.
Avant de se retrouver à 20h30 pour le diner, une sieste s'impose.
Nous passons la soirée avec Omar, Charles est parti visiter des amis. La discussion est animée, nous abordons tous les sujets y compris la religion. Pas question de blesser l'autre. Au loin un muezzin appelle à la prière, c'est le début du ramadan. Omar ne commencera que demain, le Coran autorise des dérogations à ceux qui sont en déplacement loin de chez eux. Nous nous quittons vers 22h. Les bruits extérieurs retardent notre sommeil. Des allemands picolent et parlent plutôt fort 2 chambres au dessus de la notre. Nous avons même droit à un concert de Celine Dion. Pas croyable, le Titanic au milieu du Kenya. nous finissons par sombrer.

Mardi 3 octobre 7h10, nous arrivons à Paris - Charles de Gaulle content de poser les pieds sur la terre ferme après deux fois 6h d'avion. Récupération des bagages, navette vers la gare TGV. Nous pouvons prendre le train de 8h30 au lieu de 9h30. Une heure d'avance après tout ces petits retards, c'est appréciable. Par contre, nous n'avons pas le temps d'échanger les tickets et montons dans le train comme ça. J'appelle ma petite sour ; messagerie. Certainement pas encore levée.
Deuxième appel, toujours infructueux. Nous arrivons à Lille à 9h10. Nous avons un message nous indiquant qu'elle prend la route et qu'il faut l'attendre. Il fait froid, plus l'habitude. Je suis glacée. 10h, les voila enfin. Nous chargeons tous les sacs dans la voiture.
Nous sommes contents d'arriver à la maison. La chaudière est remise en fonction, la maison commence à se réchauffer. Je fais un bon café pour nous réchauffer aussi. Nous partageons ensemble les impressions de notre voyage. Ce pays si beau, les paysages vierges, les animaux en totale liberté, les gens, les odeurs, la vie tout simplement dans un autre monde Nous avons 10 pellicules à développer. Nous avons tenté de fixer quelques uns de ces instants magiques et avons hâte de voir si les photos sont réussies.
Encore un peu de patience, Pole Pole, Akuna matata, rien de plus à dire.



troupeau de buffles dans la savane de Masai Mara Masai Mara